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Affichage des articles associés au libellé Algérie

TUNISIE : la nouvelle Constitution et la dimension amazighe

Le peuple amazigh (berbère) de Tunisie : sacrifié pour/par la démocratie ?     La discussion autour de la nouvelle Constitution tunisienne, prisonnière de la dichotomie conservatisme-modernisme, a occulté totalement la question des droits du peuple amazigh de Tunisie ; peuple autochtone aujourd'hui minoritaire, pour avoir subi de multiples politiques de répression, de dépersonnalisation et d’assimilation, en violation manifeste de toutes les règles du droit international.   La Tunisie s'apprête à se doter, dans les jours à venir, d’une nouvelle Constitution, dont on vante, en Occident notamment, les mérites d'un texte fondamental moderne et sans précédent dans les Etats « arabes ». Il est, donc, légitime de se demander en quoi ce texte, qui fait l'objet de tant d'éloges, est si moderne et respectueux des droits de l'homme à la lumière du droit international ? Où réside l'originalité d'un texte, qui selon ses rédacteurs, fera «...

Les chimères de nos espérances ou la Kabylie en devenir

       Au lendemain de sa défaite historique en 1857 face aux Français, la Kabylie a cessé d'exister en tant qu'entité politique, distincte du reste des composantes des nouveaux États qui se profilaient en Afrique du nord. La défaite de 1857, achève ce qui restait de l'identité politique et de l'organisation étatique de la Kabylie. J'entends par « Kabylie », l'ensemble du territoire s’étendant des plaines de l'Algérois (La Mitidja) à l'Ouest aux confins de la plaine d’Annaba et du pays des Aurès à l'Est, que j'appellerai « la Kabylie fondatrice ». Cette perte de souveraineté s'est accompagnée d'une perte de tout ce qui fut l'essence même de l'identité kabyle, c'est-à-dire le sentiment d'appartenance à cette région-patrie . La présence française, succédant à celle des Turcs et des Arabes, achève l'isolement et la «dislocation» de cette ancienne intégration étatique. Dès la fin du XIXème siècle, l'exode des k...

Mécanisme d’experts des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

      Mécanisme d’experts des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Troisième session 12-16 juillet 2010 Point 4 : Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Azul,    Le 13 septembre 2007, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait  la Déclaration pour les droits des peuples autochtones. Les Etats d’Afrique du Nord ont voté en faveur de cette déclaration, ce qui est fort louable. Mais dans les faits, nous sommes loin de ce qui est légitimement attendu par les peuples autochtones et leurs organisations représentatives au sein de ces pays. Par conséquent, nous déplorons un manque de volontarisme évident :       - A ce jour aucun de ces Etats n’a transposé dans son droit interne les dispositions de la Déclaration et aucune reconnaissance officielle dans les textes fondamentaux  du caractère autochtone d...